En 2004, après l’enlèvement d’un petit garçon, retrouvé mort quelques jours après sa disparition dans le périmètre même où s’étaient déroulées les recherches, Nicole Guedj, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, s’engage à améliorer le dispositif et décide d’étudier les méthodes utilisées par les autres pays pour retrouver les enfants disparus. Elle découvre l’existence d’Amber Alert, en Amérique du Nord puis se rend au Canada pour avoir davantage d’informations sur cet outil innovant.
Le système Amber Alert a été mis en place en 1996, aux Etats-Unis, après l’enlèvement et le meurtre d’Amber Hagerman, âgée de 10 ans. Il s’agit d’un dispositif de médiatisation et de diffusion à très grande échelle de l’information de l’enlèvement d’un enfant (…).
Le dispositif Alerte Enlèvement a fait l’objet d’une convention officialisant sa mise en place, en France, le 28 février 2006. La décision de procéder au déclenchement du dispositif est prise par le Procureur de la République, en étroite concertation avec les enquêteurs, et après que le Ministère de la Justice ait été consulté. Quatre critères doivent être réunis pour que l’alerte soit déclenchée :